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La situation à l’Ile Maurice PDF Imprimer Envoyer
  • Estimation VIH et SIDA (2009, ONUSIDA)
    Nombre de personnes vivant avec le VIH
    environ 8,800 [6,400 - 12,000]
    Taux de prévalence chez les adultes de 15 à 49 ans
    environ 1% [0.7% - 1.3%]
  • Environ 50 nouveaux cas connus de personne séropositive chaque mois
  • 1 jeune sur 4 seulement utilise un préservatif
  • 90% des mauriciens n’ont jamais fait de test de dépistage

A fin août 2010, nous avions 4623 cas connus de personnes vivant avec le VIH.

Le nombre d'infections du au VIH est toujours en constante augmentation à l’Ile Maurice.

La situation est toujours préoccupante à l’Ile Maurice malgré les efforts de tout un chacun dans la réponse contre le VIH et le sida.

Après l'explosion parmi les usagers de drogues, c'est désormais la hausse dans le nombre de femmes nouvellement infectées qui inquiète. La tendance laisse craindre une féminisation de l'épidémie, entrainant une généralisation de l’épidémie. Parallèlement, la vulnérabilité des jeunes interpelle. Parmi les nouveaux cas officiellement enregistrés plusieurs sont liés à des rapports sexuels non-protégés. Il y a même une hausse à ce niveau. En dépit des mesures préconisées dans les services de santé publics, quelques cas de transmission mère à enfant ont aussi été enregistrés.

La situation locale rappelle l'urgence d'une vraie politique de prévention et d'éducation nationale. Il est déplorable que la prévention - touchant au VIH, aux drogues, et autres - ne fasse toujours pas partie du cursus scolaire.

Il existe toujours un certain déni de la part d’une bonne partie de la population mauricienne qui se dit que cette maladie « ce n’est pas pour moi, mais pour les autres ».

Par ailleurs l’usage du préservatif reste très timide parmi une population sexuellement active, ce qui accentue la propagation du virus parmi toutes les couches de la société mauricienne.

Prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH (PVVIH)

Certaines molécules antirétrovirales actuellement  disponibles en première ligne  à l’Ile Maurice doivent être renouvelées. Il n’y pas assez de médecins référents et de personnels infirmiers qualifiés pour le suivi des patients. Un plan d’action pour la prise en charge des PVVIH a été élaboré et a commencé à être mis en action. La question de l’accès aux deuxième et troisième lignes des traitements doit être plus sérieusement planifiée.
La prévention et la prise en charge des personnes vivant avec l’Hépatite C sont inexistantes. Nous redoutons une véritable catastrophe sanitaire prochainement, non seulement chez les toxicomanes et leurs familles mais également au sein des personnels de santé.

Un processus de décentralisation du centre de consultation a été enclenché par le Ministère de la Santé et la Qualité de la Vie (MOH&QL). Le NDDCI (National Day Care Center for Immunosuppressed) de Bouloux sis à Cassis a été fermé et relocalisé à côté de l’hôpital Civil de Port-Louis permettant un meilleur accès aux analyses complémentaires (radiographie, électrocardiogramme, analyses de sang, service de médecine interne etc.) pour les patients. Le MOH&QL offre également deux demi-journées de consultation à l’Hôpital Victoria sis à Candos (Quatre-Bornes)  par des médecins référents. Peut-on, dans ces conditions, parler de décentralisation ? Cette restructuration va certes dans le bon sens mais elle est loin d’être suffisante pour faire face à l’augmentation, sans cesse croissante, de la file active dans toute l’ile.

Nous attendons également du Ministère de la Santé et de la Qualité de la Vie des consultations dans tous les hôpitaux régionaux au moins une fois par semaine pour les femmes enceintes séropositives afin de palier au nombre croissant de femmes enceintes vivant avec le VIH et qui n’intègrent pas le protocole de prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME).