| Les différents tests existants |
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Quels sont les différents tests de dépistage du VIH existants? Deux types de tests sont disponibles. Les premiers recherchent les anticorps fabriqués par l’organisme en réaction à la présence du virus. Les tests Elisa, extrêmement sensibles, sont toujours pratiqués chez les personnes qui demandent volontairement un test et chez les donneurs de sang. Fiables, peu coûteux, ils sont pratiqués dans tous les laboratoires. Tout test Elisa positif sera confirmé par un autre test, moins sensible mais plus spécifique, le Western Blot. Les seconds recherchent directement des fragments de virus dans le sang en particulier l’antigène p24 du virus et la mesure de la charge virale qui consiste à détecter et à quantifier l’ARN du VIH dans le sang. L’intérêt de l’antigénémie p24 dans le cas d’une contamination récente réside dans le fait qu’elle se détecte très précocément, vers le 15e jour après une contamination. Quels tests ? Pour quelles indications ? 1 Les tests Elisa et Western Blot Ces tests recherchent les anticorps qui apparaissent 3 à 6 semaines après la contamination et restent positifs définitivement. Dans de rares cas, ils se positivent plus tardivement, mais si, trois mois après une situation à risque, ils sont toujours négatifs, c’est qu’il n’y a pas eu contamination. Un test Elisa positif n’est pas modifié par les traitements. Les personnes adultes séropositives pour le VIH dont la charge virale est devenue indétectable avec les traitements ne redeviennent pas “séronégatives”. Il n’en n’est pas de même pour les tests qui détectent le virus ou des composants du virus. 2 Ainsi, l’antigène p24, présent vers le 15e jour après la contamination, reste détectable 10 à 15 jours puis disparaît en raison de l’apparition des anticorps. Pendant des années, l’antigène p24 reste indétectable. Il peut parfois réapparaître lorsque le virus entre à nouveau dans une phase de multiplication. Pour la surveillance, il est remplacé par la détermination de la charge virale. 3 La charge virale plasmatique (ARN du VIH) est détectable dans les 15 jours qui suivent l’infection (c’est d’ailleurs dans les premières semaines après la contamination que la transmissibilité du VIH est la plus forte et que des précautions particulières s’imposent s’il y a doute). En l’absence de tout traitement, elle diminue sous l’action du système immunitaire, le système de défense de l’organisme. Mais, à la différence de ce qui se passe avec les autres virus, l’organisme, même s’il abaisse la quantité de VIH, ne parvient pas à le faire disparaître complètement. Il semble que plus la charge virale s’abaisse, plus le développement de l’infection à VIH est lent. La mesure de la charge virale est également utile pour vérifier l’efficacité d’un traitement antirétroviral. |






